Contami

Atelier d’échange et de transmission autour des contes et récits.

Cet atelier hebdomadiare propose aux participants d'échanger autour de contes et de récits traditionnels leur ayant été transmis dans leur enfance, de par leur histoire, leur culture…
Il permet à chacun de se raconter au travers de thèmes universels et intemporels.

Ces ateliers sont animés par Claire LE GOFF, comédienne - Compagnie Ghjuvanetta

Pour tout renseignement, contactez :

Alain CARRIÈRE - Adulte Relais, créateur de lien social
Céline BASTELICA - Coordinatrice d'actions éducatives

Maison des Associations - Espace Sant'Angelo - 20200 BASTIA
Tél: 04 95 36 17 62 | Courriel: falep@laligue2b.org


Le journal d'un confinement

Au printemps 2020, la crise sanitaire et le confinement entraînent la suspension des ateliers pendant de longs mois.
Le lien est toutefois maintenu entre les participants par l’intermédiaire de courriel échangés.

Certains d’entre eux se lancent alors dans l’écriture de « journaux », de poèmes, de réflexions philosophiques, de traits d’humour... des milliers de maux mis en mots où chacun en se racontant un peu, soutient l’autre dans cette longue traversée d’un monde sous contrainte.

Ce sont quelques-uns de ces textes
que nous vous proposons en lecture ICI.


La compagnie Ghjuvanetta

Claire Le GOFF

Titulaire d’une maîtrise de lettres modernes et d’une licence de français langue étrangère, je me suis formée comme comédienne dans les conservatoires des 15ème et 8ème arrondissements parisiens, à l’Atelier international de Blanche Salant, puis à l’ESAD (école supérieure d’art dramatique) avant de me consacrer à l’enseignement de la pratique théâtrale et du français langue étrangère (chez Didascalia, puis au Greta de Haute-Corse). Par ailleurs, j’ai suivi la formation de formateurs en écriture chez Aleph-Écriture, afin de devenir animatrice d’ateliers.

- 2008 : création de la Compagnie Loge 33 à Guyancourt (78), devenue Compagnie Ghjuvanetta à Bastia en 2014.
- En 2015 : ouverture d’un lieu d’ateliers de théâtre et d’écriture créative au 2, rue Favalelli, et développement de partenariats avec différentes structures, Ligue de l’enseignement de Haute-Corse, Centre culturel Una Volta, Centre culturel Alb’Oru, Bibliothèque centrale, Médiathèque Barberine Duriani, Association OPRA, Mission locale, Centre pénitentiaire de Borgo, SESSAD Les Tilleuls, CMP de Toga.
- Direction d’acteurs et mise en scène : la troupe de la Compagnie Ghjuvanetta se produit régulièrement au Théâtre Sant’Angelo, au Centre culturel Alb’Oru ou à l’occasion du Festival Strett’in Arte à Algajola (spectacles depuis 2016 : Je ne sais vraiment pas qui pourra m’inviter à dîner ce soir, textes de Christian Rullier – Musée haut musée bas, Jean-Michel Ribes – Deux petites dames vers le nord, Pierre Notte – Les Pas perdus, Denise Bonal – André, Michel, Guy et les autres, suivi de J’ai le coeur qui casse, Denise Bonal, Sophie Calle, Xavier Durringer, Philippe Minyana, Pierre Notte – Le Ravissement d’Adèle, Rémi De Vos – J’entends le vent, je t’aime, Yves Montand, René de Obaldia, Françoise Sagan, Claude Sautet / En attente : Ciuccietta, la cruche et le galet, écriture collective – C’est Noël tant pis, Pierre Notte – Ne sait pas ce que contient le mot amour exactement, Jean Cocteau, Xavier Durringer, Carole Fréchette, Lee Hall, Yasmina Reza)
- Publications :

  • La Scène aux ados, Promotion Théâtre (2015)
    Mademoiselle Grelon, Lansman Éditeur
  • La Peau des autres (2015)
    Des Miettes, Éditions La Passe du vent, recueil de nouvelles
  • Le Double et le feu (2019)
    Café de la Porte dorée, Musanostra, recueil de nouvelles

ghjuvanetta@gmail.com - 06 20 14 18 84
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Portraits d'adhérents

Francis

Il était une fois un petit garçon né dans un quartier du vieux port de la ville de Bastia (Haute-Corse). Malgré l’absence de son père hélas parti trop tôt, il a une enfance heureuse dans l’affection de sa mère et ses deux sœurs aînées.
À 10 ans, il est enfant de chœur au sein de l’église St Jean-Baptiste dans laquelle il a été baptisé.
De 11 à 14 ans il fait partie des scouts de France où il apprend à s’affirmer, se débrouiller dans la vie.
Depuis sa jeunesse il aime écouter la musique, lire.
Dès son adolescence, il aime danser. Chaque dimanche, en costume cravate avec son épingle dorée et ses chaussures cirées il se rendait en boite.
Sa scolarité se passait sans encombre, il quitte l’école en classe de 1ère à 18 ans.
Engagé dans l’Armée de l’Air pour trois ans, c’est pendant une permission qu’il rencontre celle qui devait devenir sa femme.
Son engagement terminé il intègre les rangs de la Police Nationale, se marie et part avec son épouse faire sa vie sur le continent.
Nostalgique de la Corse il rentre au pays avec sa femme, ses deux filles nées de leur union.
À la retraite, il intègre une association, fait une formation de Papi conteur qui lui permet d’amener du rêve et donner le goût de lire aux enfants. C’est sa passion.
Puis par le biais de celle-ci, bénévolement il s’inscrit à la FALEP : étant féru d’écriture, de poésies il adhère à l’Atelier d’écriture « CONTAMI » où, en compagnie de gais lurons de la même trempe il passe son temps à écrire des textes, des poésies.
Depuis il vit paisiblement dans l’amour, l’affection de sa femme, ses filles et petites filles et : le plaisir de créer, rimer, papoter.

Aldo

Quand, selon un cliché assumé, l’heure de la retraite est venue, je me suis retrouvé, sans états d’âme par ailleurs, avec un certain quota de temps disponible, un fond de cartouche d’une encre bleu prête à servir et une poignée de mots que je trimballais sans doute depuis l’enfance, sensible à une certaine forme de poésie, et que je n’avais jamais pu glisser dans mes comptes rendus, en quarante ans d’un parcours administratif ou les chiffres l’emportaient le plus souvent sur les lettres, bien que !
Du temps, un peu d’encre et quelques mots en trop !
Une de mes plus profondes convictions est cette belle idée républicaine que l’émancipation de l’être humain passe aussi obligatoirement par l’éducation et la culture (emploierai-je quelques mots désuets !). J’ai toujours voué une profonde admiration à tous ces artisans des réseaux d’éducation populaire qui, depuis le 19ème siècle ont affronté obscurantismes, dénis politiques et répressions.
Voilà la conjonction décisive : consacrer une part de bénévolat à la cause de l’éducation, celle qui donne les outils de la pleine citoyenneté ! Donc... direction la Ligue de l’Enseignement, héritière de cette sensibilité qui m’a permis de découvrir le travail de « lire et faire lire » auprès des enfants, une utilité urgente et des bonheurs uniques, et enfin l’accès à un atelier pour conter ! Un pari sans aucune prétention. Une confrontation permanente avec soi-même.
La magie a immédiatement opéré : une heure de rendez vous insolite (9h, un lundi matin !), un accueil en douceur, une animation généreuse, une équipe spontanée et des consignes qui ouvrent des espaces de liberté !!!
Transmettre et partager : juste un maillon dans une longue chaine qui ne peut s’interrompre !

Marie-Claire

Il était une fois...
Née à Cervione (le village de ma mère) par prudence, car il s'y trouvait une sage-femme, c'est tout de suite que j'ai rejoint Solenzara, d'où est originairre mon père et où tous deux enseignaient dans un petit groupe scolaire surplombant la mer.
J'ai encore en mémoire le crépitement du feu et son odeur dans les cheminées des classes et des maisons de tout le quartier de « La marine ». Quels délices !
Les maître étaient bienveillants mais sans faiblesse, aucun problème de discipline ce qui facilitait l'écoute, l'attention, la mémoire aussi. La tendance à l'époque c'était le compte-rendu oral puis écrit du texte de morale lu par le maître, ainsi que des textes d'auteurs. « Écoute, oral, écrit » allaient de pair. Il fallait aussi parler à la classe du livre de bibliothèque lu dans la semaine.
En dehors de la classe, quelle joie ! Que de liberté pour courir à la plage toute proche arracher anémones, arapèdes, bigornos à la marelle, même tard alors que la lune se levait.
En février, pour les vacances, le cadeau aux trois maître : un coq enrubanné atterrissait sur leur bureau au cri de "Vive le coq !" C'était alors la fin de la classe.
Et puis, tout cela s'est terminé avec l'entrée en 6ème et l'arrivée à Bastia. Hélas, j'ai tout laissé, chats, chiens, poules, lapins et ce, jusqu'aux vacances. Un septennat « Giraud » m'attendait...
Ouf, c'est le départ à "Nizza la bella", adieu la blouse et les chaussures plates ! Bonjour la liberté !
Et puis, comme le temps a passé vite ! Me revoici dans une salle de classe et ce pour presque 40 ans !
Et après ? Sonne la retraite que je pousse, repousse jusqu'à ce que soucis et bonheurs s'entremêlent : ma mère est malade, mais quelle joie ! Je suis grand-mère ! Des histoires à raconter en perspective !
Et plus tard, voici que la FALEP m'ouvre les bras : des histoires à raconter, encore et encore...